en 1900, au moment où l’ordre économique colonial est contesté par les travailleurs et où le suffrage universel remet en cause l’ancien pouvoir oligarchique, la Martinique peut être regardée de l’extérieur comme une possession susceptible de changer de “Mac” … Kinsey?… Le New York times du 15 février 1900 écrit : “Il semble vraiment que la Martinique serait dans nos mains une possession plus avantageuse que dans celle de son propriétaire actuel. A l’époque des békés demandaient la suppression du suffrage universel, des renforts de troupes et la diminution des pouvoirs du Conseil général“. (Histoire de la Martinique Tome 2 p 160; Armand NICOLAS) ; la Martinique est alors traversée par une crise sociale majeure crise sucrière, salaires très bas, concentration de la propriété et grève générale des ouvriers agricoles. La répression culmine avec la fusillade du François, qui fait vla de morts (entre 10 et 17). Dans le même temps, le suffrage universel masculin, effectif dans l’île depuis 1870, avait profondément modifié les rapports de pouvoir il permettait notamment aux hommes de couleur (gauche) d’accéder aux assemblées locales et remettait en cause l’ancienne domination politique de l’oligarchie blanche créole (néolibérale).
126 ans plus tard, au moment où l’ordre économique colonial est à nouveau contesté partout dans le monde un président américain grotesque aux cheveux orange publie une représentation dans laquelle la Caraïbe entière disparaît pratiquement comme espace politique autonome pour se retrouver sous le drapeau des États-Unis.
Troublante ressemblance ? Clin d’oeil ? Caméra cachée ?
A l’époque dans le coin c’est le grand Mercato. Les États-Unis ont remporté la guerre hispano-américaine de 1898. L’Espagne perd Cuba et cède Porto Rico, Guam et les Philippines ; parallèlement, Washington annexe Hawaï. Le Département d’État américain décrit lui-même cette période comme celle où les États-Unis établissent leur prépondérance dans la Caraïbe.
2026 à la recherche de son lebensraum et d’un peu de pétrole pour ses tankers, tonton d’america annexe le Venezuela et menace ses voisins directs…

Quelle indignité ! en 1871 la Martinique devenue une véritable base stratégique avait pourtant participé indirectement à la naissance des États-Unis.
Bon, plus tard en novembre 1940, alors que la Martinique a temporairement récupéré les richesses accumulées par la traite (Or) le sous-secrétaire d’État américain Sumner Welles explique à l’ambassadeur de France que Washington considère le maintien du statu quo en Martinique comme relevant de la sécurité et de la défense nationales des États-Unis. Rien que ça !
Mais Mickey n’est pas dépourvu de toute lucidité et constate que « Le monopole exercé par la France sur l’économie et les finances des îles constitue un important point de friction. Cette question est particulièrement mise en avant par le principal groupe politique de Martinique, le Parti progressiste de l’ancien communiste, poète et homme politique Aimé Césaire. » et poursuit : “les tensions sont alimentées par une situation dans laquelle environ 5 000 Français métropolitains occupent la plupart des positions économiques importantes et dirigent l’administration politique. Elle évoque également l’arrivée de Français provenant de Tunisie et du Maroc, dont certains auraient, selon ses informations, manifesté un comportement « arrogant » envers la population locale, ainsi que des incidents de discrimination raciale touchant des étudiants antillais à Paris.” CIA 14 janvier 1960 peu après les émeutes de décembre 1959… (particulièrement intéressant parce qu’il s’agit d’une analyse interne du renseignement américain, et non d’un texte militant anticolonialiste. Des formulations comme « France’s monopoly of the islands’ economy and finances is a major point of friction » montrent comment la CIA analysait alors les causes structurelles des tensions en Martinique.)
En 1974, dix mois après Chalvet (février 1974), la même petite île convoitée de la Caraïbe devient pendant quelques jours le lieu d’un sommet stratégique franco-américain au cœur de la guerre froide… avec un sommet Giscard Ford…. sans Césaire (Ford sous les cocotiers n’aime pas les cocos?)…
dans les années 1980, un rapport classifié consacré à l’« Escalating Terrorism in the French Antilles » analyse les attentats indépendantistes, notamment l’attentat chaud patate contre le consulat général des États-Unis en Martinique. La CIA attribue probablement cette campagne à l’Alliance révolutionnaire caraïbe (ARC) et analyse les groupes favorables à l’indépendance ainsi que la réaction de Paris. (Attention on ne parle pas ici de l’ARC républicain, beaucoup plus délétère faut pas confondre).
De véritables poupées… Russes (aie pardon !) on ne sait même plus de qui se décoloniser ? Une succession de colons emboités les uns dans les autres… oups, tu peux retirer ton sboob de mon anus s’il te plait ?
“Putain putain c’est vachement bien, on est quand même tous des américains !!!” presque Citation d’ARNO, le chanteur, pas le gênant chasseur de nazis.
Ca ressemble drôlement à notre actualité actuellement actuelle ? Non?
“Oué oué Missié bernard pa lé baye 2 euros” !!!
allez hop on envoi des renforts de gendarmes pour gérer la chienlit !!
“il est prodigieux qu’après qu’une grève qui a démontré l’égoïsme criminel du patronat, la “justice” ose s’appesantir sur les pauvres … ce qui se passe aux Antilles est une dérision et un scandale ” Jean Jaurès
Il y a décidemment un écart intolérable entre les valeurs républicaines proclamées par la France (Liberté, Égalité, Fraternité) et la réalité de l’oppression subie par les populations des Antilles, traitées avec le mépris propre à l’ordre colonial.
jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, … le plus dur c’est l’atterissage…
God save the queen ! perso je propose l’annexion des états unis par la Martinique !! (ou alors au moins la France…)

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