Points de bascule climatiques et le risque systémique mondial

“Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l’on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d’anéantissement ou de victoire. Je me découvre, moi homme, dans un monde où les mots se frangent de silence ; dans un monde où l’autre, interminablement, se durcit.“

Une humanité qui pourrait globalement survivre biologiquement, mais laissant progressivement disparaître une partie des conditions politiques, écologiques et sociales qui avaient rendu possible la civilisation mondialisée avec surtout une violence extraordinairement inégalement répartie.

Les derniers humains à disparaître seraient vraisemblablement très loin d’être les premiers à souffrir.

Le risque majeur est aujourd’hui que l’humanité entre dans une période où la vitesse de destruction de la “complexité” devient supérieure à notre capacité matérielle, énergétique et politique à la reconstruire.

Et c’est précisément maintenant que ces ignorants d’occidentaux aliénés par le confort et l’accumulation, galvanisés par la peur de devoir partager choisissent de se refermer sur eux même en érigeant des murailles en carton autour de leur palais d’argile…

“L’aliénation intellectuelle est une création de la société bourgeoise. Et j’appelle société bourgeoise toute société qui se sclérose dans des formes déterminées, interdisant toute évolution, toute marche, tout progrès, toute découverte. J’appelle société bourgeoise une société close où il ne fait pas bon vivre, où l’air est pourri, les idées et les gens en putréfaction. Et je crois qu’un homme qui prend position contre cette mort est en un sens un révolutionnaire.” Frantz FANON

De tout cela… Le MEDEF, ces gens avisés, civilisés, bien habillés ne parlent pas bien trop occupés à compter. “Faut vous dire Monsieur que chez ces gens-là
On ne réfléchit pas Monsieur, on ne réfléchit pas, on compte
“

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