La zone à défendre des idées

Chroniques pour fissurer le vieux monde et faire pousser les communs.

Manifeste

Journaldescommuns.fr est né d’une colère lucide : le vieux monde libéral, productiviste, bureaucratique et colonial ne protège plus rien, sinon ses rentes, ses marchés captifs et ses pouvoirs installés. Il transforme les besoins publics en marchandises, la dette en discipline, les territoires en variables d’ajustement, les citoyens en consommateurs, les travailleurs en coûts. Notre ligne éditoriale part des communs concrets : logement, terre, eau, alimentation, école, santé, services publics, culture, numérique, mais aussi liens, soin, lecture lente et capacité populaire à comprendre ce qui nous arrive. Nous voulons regarder la Martinique, la France et le monde depuis les marges, là où se voient la vie chère, les oligopoles, le chlordécone, l’abandon des quartiers, la destruction du lien social, mais aussi les brèches ouvertes par les coopératives, les associations, les solidarités locales et les économies raisonnées. Notre laboratoire insurrectionnel refuse le faux choix entre un État vertical, souvent capturé, et un marché dérégulé qui prétend réparer ce qu’il détruit. Nous croyons à une troisième voie : celle des communs, d’une économie postcapitaliste, des SCOP, des services publics réappropriés, des territoires capables de décider. Nous refusons le faux neutralisme : ne pas choisir entre celui qui écrase et celui qui est écrasé, c’est déjà choisir. Nos billets assument un parti pris pour les minorités, les habitants, les jeunes abandonnés et les territoires périphériques. Nous chercherons moins à commenter le flux qu’à dévoiler les structures : prédation, bureaucratie autonome, IA privatisant l’intelligence commune, médias de sidération. Journal des communs veut ralentir, relier, désaliéner, transmettre et nourrir les imaginaires postcapitalistes déjà à l’œuvre.

Le Collectif

Professeur émérite de la chaire « Rien de rien » à l’Ecole pratique des Hautes Etudes Importantes. Auteur, notamment, de deux "Que sais-je?... bah franchement pas grand chose" Je fais partie des gens qui ne sont rien. J'ai plein de super diplômes, de qualifications. J'ai occupé des postes super importants. Je suis digne de confiance. Je m'admire. Franchement vous pouvez me lire sans crainte. Je m'habille bien et je sent bon (sauf parfois).

Xoreeyo

Antoine GABOURD

A heavy, weathered newspaper printing press made of dark steel and worn brass, its intricate gears and rollers frozen mid-motion, stands in an empty industrial room. Stacks of freshly printed broadsheets, edges slightly curled, spill from wire racks, headlines about social struggles and the commons visible but not readable. Cold, diffused daylight filters through high warehouse windows, casting long, soft-edged shadows and glints on oily metal surfaces. Photographic realism, eye-level composition with a slight three-quarter angle, sharp focus on the press and shallow depth of field softening the distant walls. The mood is contemplative and serious, evoking an old world of mass media being questioned by critical, postcapitalist thought.

EL