On nous vend David LISNARD comme un homme de liberté.
C’est faux.
Le projet de David LISNARD n’est pas la liberté.
C’est la marchandisation du besoin public.
Ce n’est pas “moins d’État” pour rendre le pouvoir au peuple.
C’est moins de protections collectives pour rendre le peuple dépendant du marché. Quand on coupe dans la santé, le besoin de soin ne disparaît pas.
Il devient un marché. Quand on tranche dans l’éducation, le besoin d’apprendre ne disparaît pas. Il devient une dette, une sélection, une rente.
Quand on tronçonne dans les transports, le besoin de se déplacer ne disparaît pas. Il devient une facture. De plus.
Quand on rétrécit les retraites, le besoin de vieillir dignement ne disparaît pas.
Il devient une angoisse privée, silencieuse. Quand on liquéfie la culture, la recherche, l’université, l’information, le besoin de comprendre le monde ne disparaît pas.
Il devient un privilège.
Voilà l’escroquerie du discours ultralibéral il prétend libérer les individus de l’État, mais il les livre aux assureurs, aux banques, aux plateformes, aux fonds, aux monopoles, aux héritiers et aux oligopoles. Il dit : “vous serez libres”.
Mais libres de quoi ?
Libres d’être solvables ou exclus, de payer ou renoncer, de vous endetter ou disparaître, de transformer chaque fragilité humaine en opportunité de profit pour quelqu’un d’autre.
Le besoin public, c’est pas une clientèle. Un malade n’est pas un marché. Un étudiant n’est pas un produit financier.
Un vieux n’est pas un coût.
Un pauvre n’est pas une anomalie statistique.
Un territoire abandonné n’est pas une ligne budgétaire à supprimer.
Bilan chez MILEI le boss : La consommation a reculé de 1,5% au premier trimestre, la viande bovine, emblème de la table argentine, s’est effondrée de 10% sur cette période, tombant à un plus bas depuis des décennies. “On assiste à ce paradoxe: même si le niveau d’activité augmente, la consommation, l’emploi et les salaires diminuent”, a déclaré à l’AFP Florencia Fiorentin, économiste en chef chez Epyca Consultores. Le chômage s’est établi à 7,8% au premier trimestre 2026, contre 5,7% lorsque le président ultralibéral Javier Milei a pris ses fonctions en décembre 2023. Le travail informel a également augmenté pour atteindre 44% en avril, a indiqué lundi l’Indec.
Logique c’est juste une politique de l’offre.
Alors oui, l’État bureaucratique doit être critiqué. L’Etat tout court doit être critiqué, et peut être même combattu.
Oui, la technocratie peut devenir folle. Oui, le service public doit être réinventé, démocratisé, territorialisé, rendu aux citoyens, aux usagers, aux travailleurs, aux communs.
Mais LISNARD ne propose pas cela.
Il ne sort pas de l’État pour aller vers le commun.
Il sort de l’État pour aller vers le marché.
Et c’est précisément cela qu’une partie de la droite française trouve fascinant chez Javier MILEI (le père spirituel de LISNARD) : non pas la liberté, mais la brutalité. Pas le courage politique, mais la possibilité de dire enfin tout haut ce qu’elle pense depuis longtemps que les droits sociaux coûtent trop cher, que les pauvres doivent apprendre à se taire, que les services publics sont des anomalies, que la société n’existe que si elle rapporte.
Cette droite ne veut pas libérer le peuple.
Elle veut libérer le capital de toute obligation envers le peuple.
Le projet Milei doit donc être combattu férocement frontalement, politiquement, intellectuellement, démocratiquement.
Pas parce qu’il serait “radical”. Mais parce qu’il est vieux. C’est le vieux monde repeint en punk.
La vieille violence sociale déguisée en rébellion bourgeoise.
Le vieux rêve des possédants un monde où tout s’achète, même ce qui devrait relever du droit. Le vrai choix n’est pas entre l’État obèse et le marché prédateur. Le vrai choix est entre deux mondes, d’un côté, la marchandisation intégrale de la vie ; de l’autre, l’institution démocratique des communs.
Et il faut choisir.
Parce qu’un besoin vital n’est pas un business model, un service public n’est pas une anomalie économique, un citoyen n’est pas un consommateur en échec. Et parce qu’une société qui transforme tous ses besoins en marchés finit toujours par transformer ses humains en marchandises.
Milei #Ultralibéralisme #ServicePublic #BiensCommuns #Communs #Marchandisation #DroitsSociaux

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